Réchauffement climatique
ou radiateur nucléaire ?

 

À Tchernobyl, nous avons échappé au pire car l'explosion du corium aurait pu engendrer une déflagration 20 à 50 fois supérieure à celle d'Hiroshima, détruisant les grandes villes environnantes et rendant l'Europe invivable. Ce scénario a été évité grâce à la course contre la montre menée par les cent cinquante mille liquidateurs qu'une démocratie comme le Japon, pourtant aguerrie en matière de sacrifice humain, n'a pas dû mobiliser.

Tchernobyl, ville tranquille, la catastrophe a été évitée.

Seule menace maintenant : la bombe à retardement lente et inexorable, qui attend que la vigilance humaine chancelle, pour pouvoir libérer sa contamination létale. Dans dix ans, les travaux de restructuration du sarcophage construit à la hâte devront recommencer. Dix ans, c'est demain, heureusement, car d'ici là, nous sommes encore à l'abri de l'amnésie — condition première mais insuffisante pour une démarche d'entretien et de protection.

Nous devrons longtemps entretenir le feu de la mémoire contre celui des radiations. Mobiliser des consciences actives contre les menaces radioactives.

Qu'est-ce que l'impuissance nucléaire ?
L'ignorance qu'une catastrophe historique
est une chance historique pour arrêter le nucléaire.

Les risques du changement climatique sont régulièrement posés face à ceux de l'énergie nucléaire qui nous est présentée comme un remède. Nous sommes pris au piège de la symétrie entre ces deux facteurs de nuisances.
Le dilemme nous est régulièrement présenté ainsi :
Voulez-vous plus de radioactivité ou plus de carbone ?

La solution nucléaire avancée pour limiter l'émission de carbone dans l'atmosphère entend contrer l'agressivité du rayonnement solaire, mais quitte à générer d'autres radiations !
Convaincue que l'évolution accélérée des conditions atmosphérique est plus redoutable qu'une croissance garantie par la ressource provisoire et indélébile des centrales atomiques, l'industrie de l'uranium, du plutonium et du risque maximum, ose exploiter à son profit les pires hypothèses sur l'évolution du climat pour faire valoir ses options. Les ravages de l'industrie nucléaire n'ont pourtant rien d'une hypothèse et démontrent clairement que nous devrions combattre le réchauffement climatique sans l'énergie atomique.

Nous ne saurons résister à l'insidieuse pollution qu'engendre l'industrie de l'atome.
Les risques environnementaux et la pression que nous impose le réchauffement atmosphérique ne peuvent nous le faire oublier.

Le musée des nuages, attaché au patrimoine que constituent les conditions météorologiques d'aujourd'hui se prononce contre la destruction irrémédiable de l'équilibre radiologique, nous persistons à rejeter l'industrie nucléaire. Nous savons qu'on ne se débarrassera pas facilement de nos radiateurs nucléaires, mais il faut d'abord cesser d'en installer, apprendre à les débrancher et continuer d'entretenir ce patrimoine négatif que constituent les matières irradiées dans le meilleur état d'innocuité possible. Pour ce faire, nous aurons besoin de beaucoup d'énergie humaine.

A vos éventail ! Vive la climatisation manuelle…

éventail Tchernobyl 25 ans

…dans l'ombre sourde des panaches alanguis, un éventail grince, légèrement.

Pour recevoir l'éventail Tchernobyl 25 ans,
envoyez un chèque de 14 € à l'ordre de musée des nuages
2 ter, rue des Potiers 92260 Fontenay-aux-Roses. (Port payé.)

N'oubliez pas de mentionner votre adresse si elle diffère de celle inscrite sur votre chèque.

OFFRIR : il est possible de joindre une lettre que nous glisserons dans votre envoi vers le destinataire que vous nous désignerez.

Actuellement disponible au cours de l'exposition :
D'abord les forêts
Maison Laurentine, centre d'art discrêt.
du 3 juillet au 25 septembre 2011

voir le site musée des nuages

Sylvain Soussan, secrétaire

 

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